vendredi 1 décembre 2006
6ème engagement : Revaloriser le travail et augmenter le pouvoir d’achat
Par Nathalie Beranger, vendredi 1 décembre 2006 à 01:59 :: National
Entre la fin des années 70 et le début des années 80, tous les pays européens ont connu un retournement de conjoncture qui a pesé sur le pouvoir d’achat des ménages. La spécificité française, c’est que chez nous la situation dure depuis 25 ans. Au cours des années récentes, elle s’est aggravée sous l’effet d’une triple augmentation : celle des prix des biens de consommation à l’occasion du passage à l’euro, celle des prix de l’énergie et celle du coût du logement. La dérive des impôts locaux comprime également fortement le pouvoir d’achat des ménages.
Cette situation n’est pas une fatalité. En 1979, le niveau de vie des Britanniques était inférieur de 25% à celui des Français, il est aujourd’hui supérieur de 10% ! Les causes de notre situation sont parfaitement connues. Elles sont structurelles avant d’être conjoncturelles : chômage de masse, dette publique, partage du travail, 35 heures, insuffisance de la recherche et de l’innovation, fuite de nos cerveaux et nos capitaux… C’est pourquoi seule une politique économique de long terme pourra permettre de faire de l’augmentation du pouvoir d’achat une tendance durable de notre économie.
Elle comporte essentiellement trois volets :
- revaloriser le travail ;
- enrichir la substance de notre économie ;
- agir sur les prix et les dépenses contraintes des ménages.
Revaloriser le travail
La France est le pays de l’OCDE qui travaille le moins. On accède au
premier emploi plus tard que dans les autres pays et l’on part à la retraite plus tôt.
La durée hebdomadaire du travail est plus courte et trop de personnes sont
exclues du marché du travail, comme les chômeurs de longue durée, les seniors,
les mères isolées et bien sûr les titulaires de minima sociaux. C’est en soi un triste
record.
Mais la France est surtout le seul pays du monde qui interdit à ceux qui veulent travailler plus de le faire ! Interdit de travailler lorsqu’on est étudiant, sauf à perdre la bourse dont on bénéficie. Interdit de travailler plus que 35 heures si un accord de branche s’y oppose. Interdit d’ouvrir un commerce le dimanche, même si tous les salariés sont d’accord. Interdit de reculer l’âge de son départ à la retraite même si l’on se sent encore en pleine forme ou que l’on a besoin de vous !
Cette politique du partage du travail procède de bonnes intentions : donner du travail à tous et lutter contre le chômage. Le problème, c’est qu’elle ne marche pas.
Le chômage a ainsi franchi la barre des 8,5% en 1983 et il n’est jamais redescendu en dessous depuis cette date, même si le gouvernement actuel a bon espoir d’y parvenir d’ici 2007, en mettant en oeuvre justement une politique contraire au partage du travail.
Au surplus, la politique de partage du travail a lourdement pesé sur le pouvoir d’achat, comme le montre la stagnation de nos performances depuis 1981.
En réalité, le partage du travail permet de s’éblouir avec des succès temporaires, il ne conduit jamais à des succès durables.
Pour une raison simple : moins de personnes qui travaillent et moins d’heures de travail par personne ayant un emploi, c’est moins de production, moins de parts de marchés pour les entreprises, moins de profits, et au final moins de salaire et moins d’emplois. Seule l’augmentation de la productivité du travail peut permettre de travailler moins en gagnant autant. Mais la France, sur ce point également, a trop souvent renoncé à prendre les mesures qui s’imposaient, en investissant trop peu sur l’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation, et mal sur la formation professionnelle.
La dévalorisation du travail a de plus de redoutables conséquences sociales. Avec moins de personnes qui travaillent et plus de personnes à aider, nos déficits se creusent. Ceux qui travaillent et qui ne gagnent pas beaucoup se sentent trahis par ceux qui pourraient travailler et préfèrent vivre de l’assistance. Ceux qui voudraient travailler, mais ne trouvent pas d’emploi, ne voient pas d’issue à leur situation et se sentent inutiles.
Remettre le travail au coeur de nos choix de société
Nous remettrons le travail au coeur de nos choix de société. Le travail au
sens large, c’est-à-dire l’effort, l’initiative, la prise de risque, le courage, l’audace.
C’est dans le travail que se trouvent la dignité et la sécurité. C’est dans le travail
que se trouvent les vrais ressorts d’une augmentation durable du pouvoir d’achat.
C’est dans le travail que se trouve la voie du plein emploi car l’activité des uns
donne du travail aux autres.
Etre plus nombreux à travailler
Nous supprimerons tous les dispositifs voulus ou subis qui incitent les
personnes à ne pas travailler pour les remplacer par des dispositifs qui les
encouragent au contraire à avoir une activité professionnelle. Les revenus
étudiants seront défiscalisés et, non seulement un étudiant qui travaille gardera le
bénéfice de sa bourse, mais celle-ci sera même augmentée. La dispense de
recherche d’emploi pour les seniors et les mises en retraite anticipées seront
supprimées, mais nous créerons en contrepartie les conditions juridiques et
économiques nécessaires à l’emploi des seniors dans des conditions adaptées
aux capacités de chacun. Nous lèverons la condition qui oblige une femme en
recherche d’emploi à avoir un travail avant de pouvoir mettre ses enfants à la
crèche car cette condition aboutit à l’empêcher de chercher un emploi.
Une nouvelle liberté : celle de travailler plus pour gagner davantage
La liberté de travailler plus pour gagner plus sera reconnue comme
un droit. Les entreprises pourront négocier avec leurs salariés le régime des
heures supplémentaires ou la transformation de RTT en jours travaillés. Il en sera
de même pour les agents publics qui seront volontaires pour s’affranchir de la
règle des 35 heures. Chacun pourra choisir l’âge de son départ à la retraite et
arbitrer lui-même entre travailler moins longtemps ou avoir une pension de retraite plus élevée. Si les salariés sont volontaires, les maires pourront autoriser
l’ouverture des commerces le dimanche.
L’Etat, caution pour ceux qui prennent des risques et des initiatives
L’Etat se portera caution en faveur de toute personne qui a un projet
professionnel cohérent, mais qui ne parvient pas à accéder au crédit. Cela pourra
concerner un jeune qui veut faire des études supérieures, un artisan qui veut
acheter son premier véhicule, un chercheur qui veut déposer un brevet et créer
une entreprise innovante… Nous croyons dans l’initiative. Nous croyons dans la
prise de risque. Nous croyons dans la jeunesse. Consacrer de l’argent public à
investir dans l’avenir, c’est avoir confiance dans notre pays.
Un nouveau contrat de travail pour un marché du travail qui fonctionne mieux
Pour ceux enfin qui voudraient travailler, mais qui sont exclus de l’emploi,
nous créerons un marché du travail qui fonctionne mieux. En concertation avec les
partenaires sociaux, un nouveau contrat de travail, applicable à toute nouvelle
embauche, sera créé : il sera plus souple pour les entreprises, grâce à des
procédures de licenciement moins longues et surtout moins incertaines, plus
gratifiant pour les salariés car il sera unique et nécessairement à durée
indéterminée. Les entreprises embaucheront plus, plus vite et plus facilement.
Avec ces mesures, notre objectif est plus ambitieux que réduire le chômage. Il est d’atteindre le plein emploi. C’est possible, dès lors que s’impose l’éloge du travail et du mérite. D’autres pays y sont parvenus.
Revaloriser le travail, c’est aussi lui rendre les avantages qui lui sont associés.
Travailler doit payer.
Nous créerons un choc immédiat en faveur des revenus du travail.
Toute heure supplémentaire et toute RTT convertie en temps de travail seront
exonérées de charges fiscales et sociales. Quatre heures de travail
supplémentaires, rémunérées 10% de plus (le minimum légal) et exonérées de
charges sociales et fiscales, c’est 15% de salaire net en plus immédiatement. La
gauche impose de travailler moins pour gagner moins, nous proposons de
travailler plus pour gagner plus.
Pour compenser le fait que la grille des rémunérations s’est beaucoup contractée vers le bas au cours des 10 dernières années, nous réserverons les allègements de charges aux branches qui actualisent la grille de leurs salaires et nous plafonnerons ceux qui sont alloués à des entreprises dont les bénéfices sont excessifs par rapport aux augmentations de salaires consenties aux salariés.
Quant à la prime pour l’emploi, elle constitue un complément indispensable de revenu pour huit millions de nos compatriotes. En même temps, elle présente le risque d’inciter les entreprises à se décharger sur l’Etat de l’augmentation du pouvoir d’achat. Son insuffisante concentration sur des publics prioritaires ne permet pas, pour sa part, de favoriser suffisamment le retour à l’emploi de ceux qui n’y ont pas d’intérêt financier ou de mettre un terme à la situation inacceptable des travailleurs pauvres. Par conséquent, nous créerons les conditions d’une augmentation générale des salaires, avant de recentrer la prime pour l’emploi sur les publics prioritaires.
Nous développerons par ailleurs les logements d’insertion afin qu’aucune personne qui travaille ne se trouve sans logement.
Travailler doit protéger.
Dans une économie qui va plus vite qu’autrefois, où les entreprises
doivent en permanence s’adapter, saisir de nouvelles opportunités, conquérir de
nouveaux marchés, le rôle des entreprises est de créer les emplois, celui de la
puissance publique est de protéger les personnes. C’est ce qu’a compris le
Danemark et ce qui lui a permis de réduire de 14 à 5% son taux de chômage en
dix ans.
Les entreprises gagneront de la souplesse grâce au contrat unique, les salariés de la sécurité grâce à l’assurance « salaire et retour à l’emploi ». Celleci sera créée, comme le contrat unique, en concertation avec les partenaires sociaux :
- l’assurance « salaire », ce sera la garantie, lorsqu’on est au chômage, de percevoir une rémunération suffisante pour qu’au traumatisme professionnel de la perte de son emploi, ne s’ajoute pas en plus un traumatisme social. Les allocations chômage devront être revues avec les partenaires sociaux pour qu’elles soient plus justes, plus protectrices, plus incitatives au retour à l’emploi et plus adaptées à la situation réelle de chacun devant l’emploi ;
- l’assurance « retour à l’emploi », ce sera l’assurance d’être immédiatement et intégralement accompagné dans sa recherche d’emploi. D’une part, grâce à la fusion de l’ANPE et de l’UNEDIC, ainsi que des autres services de l’Etat qui s’occupent d’emploi et d’insertion professionnelle, dans un grand service public de l’emploi. Il accompagnera ou fera accompagner par des organismes spécialisés tout demandeur d’emploi dans ses recherches. Personne ne sera laissé au bord de la route. Nous préférons consacrer de l’argent à aider des personnes à retrouver un emploi plutôt que les payer à rester chez elles. D’autre part, grâce à une réforme de la formation professionnelle permettant de recevoir à tout âge une formation longue et qualifiante permettant d’apprendre un nouveau métier ou de changer de secteur d’activité.
A l’image de l’assurance maladie, qui couvre davantage ceux qui sont plus malades, plus le risque d’avoir du mal à retrouver un emploi sera élevé, plus les personnes seront protégées. Dans les régions qui subissent de profondes mutations économiques, dans les secteurs exposés à la mondialisation, en cas de plan social massif, le service public de l’emploi interviendra plus précocement, avec des moyens renforcés.
Nous voulons convaincre qu’il faut changer de logique. Dans l’économie de la connaissance et de l’innovation, chercher à mettre ses compétences au service de l’organisme le plus capable de les valoriser n’est pas seulement utile pour soi. C’est utile pour toute la collectivité. On ne parlera plus d’indemnisation du chômage. On parlera de rémunération de la recherche d’emploi.
Travailler doit rassembler.
Le socialisme a réussi à dresser les salariés contre les employeurs. Aux
salariés, il a fait croire que l’entreprise était leur ennemie. Par son discours
revanchard et daté, il a fini par décourager les employeurs d’améliorer par euxmêmes
la condition sociale et matérielle de leurs salariés.
A l’heure de la société de la connaissance, l’association du capital et du travail n’a pas pris une ride. Un employeur n’est rien sans ses salariés. Un salarié n’est rien sans son entreprise. Nous voulons redonner vie à cette belle idée.
La participation constitue un partage du profit au même titre que les dividendes. Il n’est pas normal que, contrairement à eux, elle soit bloquée. Nous supprimerons donc la condition de blocage de la participation et procéderons à un déblocage progressif du capital des Français actuellement stérilisé. Cela représente près de 25 milliards d’euros mobilisables en faveur du pouvoir d’achat.
Nous créerons un dispositif incitatif aux entreprises de moins de 50 salariés pour qu’elles mettent en place, elles aussi, un régime de participation en faveur de leurs salariés. Celles qui le feront bénéficieront d’un taux réduit d’impôt sur les sociétés.
Parallèlement, nous encadrerons les conditions dans lesquelles les dirigeants d’entreprises peuvent bénéficier de « retraites chapeau » ou de « golden parachutes ». Ces avantages doivent rémunérer un risque, pas un statut. Leur excès nuit à l’image que les Français peuvent se faire de l’entreprise. Quant à l’attribution de stock options aux dirigeants des entreprises, elle devra être couplée à l’ouverture de plans d’actionnariat au bénéfice des salariés.
Enrichir la substance de l’économie française
C’est l’autre nécessité pour inscrire vraiment dans la durée l’augmentation
du pouvoir d’achat.
Enrichir la substance de l’économie française, c’est lui permettre de progresser en gamme, valoriser le potentiel d’innovation et de créativité des Français, conquérir de nouveaux marchés, en bref augmenter notre potentiel de croissance. Il ne nous manque aucun atout pour cela.
Depuis 10 ans, les investissements de nos entreprises du CAC 40 ont augmenté de 110% et leurs emplois de 80% à l’étranger, mais pas en France. Rapporté au nombre d’entreprises existantes, nous créons autant de PME qu’aux Etats-Unis, mais nos 25 plus grandes entreprises existaient déjà il y a quarante ans contre six seulement outre-atlantique.
Nous avons le potentiel. Il nous manque les leviers du succès.
C’est à l’Etat de les réunir :
- en rendant confiance aux investisseurs par la stabilité des normes, leur simplification et une bonne gestion de l’Etat. A l’image de l’Allemagne, nous inscrirons dans la Constitution un taux maximal de prélèvements obligatoires que l’Etat ne pourra plus dépasser ;
- en poursuivant la politique des pôles de compétitivité et d’excellence rurale, tout en limitant l’interventionnisme de l’Etat ;
- en réduisant les charges fiscales et sociales qui pèsent sur les entreprises. Notre priorité sera la réduction de la dette publique. Mais, dès que des marges de manoeuvre se dégageront, elles seront consacrées en priorité à la baisse des impôts des entreprises, car ce sont elles qui en ont le plus besoin. Avec trois priorités : la suppression de l’imposition forfaitaire annuelle, parce que c’est un impôt qui pèse sur des entreprises en déficit, la réforme de la taxe professionnelle et le rapprochement du taux de l’impôt sur les sociétés sur la moyenne de l’Union européenne à 15 ;
- en stoppant l’hémorragie de nos jeunes, de nos chercheurs, de nos ingénieurs qui partent à l’étranger, et en faisant revenir les talents, par la démonstration de notre volonté et de notre capacité à construire un nouvel avenir.
Aider nos PME à grandir
C’est une priorité. Nos réserves de croissance, d’emplois, d’innovation,
d’exportations se trouvent en effet dans la capacité de notre économie à
développer un tissu d’entreprises de taille moyenne et à porter certaines d’entre
elles au niveau mondial. Nos performances en la matière sont insuffisantes,
comparées à celles de nos partenaires.
Pour cela, nous proposons d’expérimenter pendant deux ans une suspension des seuils. Ceux-ci dissuadent les entreprises d’embaucher. Cette suspension créera des centaines de milliers d’emplois. Une partie des marchés publics et une partie des crédits publics de recherche devront être réservées aux PME.
Tout investissement en fonds propres dans une jeune entreprise sera déductible du revenu imposable. Une stratégie adaptée d’investissement nous permettra de garder la maîtrise de notre tissu régional de PME et de nos PME innovantes.
L’agriculture : plus que jamais un atout pour la France
Avec 39,3 milliards d’euros d’exportations et 1,6 millions d’emplois, notre
agriculture, notre pêche et notre industrie agro-alimentaire sont un pilier de notre
économie. Les besoins alimentaires au niveau mondial, la nécessité de développer
les biocarburants et la biomasse, les perspectives ouvertes par la chimie verte, le
rôle des agriculteurs dans l’aménagement du territoire, l’impératif d’indépendance
et de sécurité alimentaires de la France et de l’Union européenne font de ce
secteur un enjeu stratégique pour l’avenir.
Pour toutes ces raisons, nous défendrons la politique agricole commune – c’est-à-dire le principe des aides aux agriculteurs – auprès de nos partenaires européens et dans les enceintes de l’OMC.
Nous favoriserons l’installation des agriculteurs pour développer la production agricole durable nécessaire à la demande mondiale croissante.
Nous conforterons la recherche agronomique et l’enseignement agricole dans un but de diversification vers les nouveaux métiers de l’agriculture et de la ruralité, de progrès écologique et technique, d’ouverture internationale.
Et nous aiderons également nos agriculteurs à vivre eux aussi davantage de leur travail, c’est-à-dire du prix de leurs productions (filières de qualité ; usages non alimentaires de l’agriculture ; valorisation des activités non agricoles des exploitants…).
Donner à l’Outre-mer de vraies chances de succès
Outre-mer, nous créerons les conditions d’un véritable développement
local et d’un emploi durable. Nous lèverons les contraintes qui pèsent sur les
économies ultramarines et leur potentiel de croissance afin de les rendre plus
efficaces. Pour cela, nous continuerons la politique actuelle d’incitation fiscale à
l’investissement, en conservant le principe de la défiscalisation, mais en simplifiant
les procédures. Nous créerons des « zones franches globales d’activités » afin
de rendre plus compétitives les entreprises ultramarines des secteurs les plus
porteurs et les plus concurrencés. Nous conduirons une politique volontariste de
création de pôles de compétitivité ultramarins.
Agir sur les prix et les dépenses contraintes des ménages
Trois leviers seront utilisés pour améliorer la situation :
- réduire le coût du logement, en poursuivant l’effort très important de l’actuel gouvernement en faveur de la construction de logements, en modulant les aides au logement en fonction des loyers réellement versés par les ménages et en engageant une grande politique d’accès à la propriété ;
- réduire le prix des biens de consommation par la poursuite de la réduction des marges arrière et la déconcentration du secteur de la grande distribution ;
- réduire le coût de l’énergie par l’incitation aux économies d’énergie et le recours à des sources d’énergie renouvelables et moins chères.
Naturellement, la baisse des prélèvements obligatoires reste un objectif prioritaire pour redonner du pouvoir d’achat, en particulier à ceux qui travaillent. Elle n’est toutefois envisageable que si nos finances publiques retrouvent l’équilibre nécessaire à la préservation des intérêts des générations futures.
