mardi 19 mai 2009
Rétablir la VERITE!
Par Nathalie Beranger, mardi 19 mai 2009 à 17:14 :: Conseil
Suite à une délibération de la gauche portant, soit-disant, sur le désengagement de l'Etat, je suis intervenue au dernier Conseil Municipal du 18 mai afin de rétablir la VERITE.
"L’Etat n’a pas de planche à billets !
Vous souhaitez faire part, dans ce rapport, de vos inquiétudes sur le désengagement de l’Etat au détriment des collectivités territoriales. Cette mission d’information et d’évaluation que vous avez menée me contraint à faire plusieurs remarques de forme et de fond.
Sur la forme : vous ne pouvez pas reprocher à l’Etat ce que vous faites vous-même. La période difficile que nous traversons exige de la part de chaque collectivité y compris de l’Etat à faire des choix ! L’Etat n’a pas de planche à billets ! comme certains pourraient le penser.
Le Conseil Général de l’Isère de monsieur Vallini décide de maîtriser ses dépenses en diminuant assez fortement les subventions à l’ensemble des associations et les aides au fonctionnement des grands équipements culturels isérois. Vous, vous décidez d’augmenter fortement les impôts sans véritables raisons et de transférer, il y a 3 ans, le ramassage des ordures ménagères à la Métro sans recette équivalente ; le résultat : la Métro crée une taxe. Dans les 2 cas, ces choix là imposent aux isérois à faire des efforts. Pour les Grenoblois la peine est double, ils subissent à la fois le plan de rigueur du Conseil Général, et les augmentations des impôts du maire de Grenoble qui affaiblissent leur pouvoir d’achat.
Quant à l’Etat, sa mission est plus grande et plus grave, il doit sortir du mieux possible notre pays de cette crise économique mondiale. Et pour cela, il décide, d’une part de contenir ses dépenses (notamment dans certains postes de la fonction publique) et d’autre part, de revoir sa répartition financière sur le plan national avec un seul souci : l’équité. Nous préférons les choix de l’Etat qui sont mesurés, justes et efficaces!
La 2ème remarque porte sur le fond de cette délibération, délibération qui nous apparaît très partiale. Vous listez différents secteurs où soit disant l’Etat se désengage mais pas ceux pour lesquels il abonde. Et OUI, Nicolas SARKOZY avec son gouvernement applique sa politique pour laquelle il a été élu en priorisant les nécessités tout en assumant ses compétences propres. Et le reproche que nous vous faisons est précisément celui là, c’est de n’avoir aucun programme et aucune vision sur l’avenir de Grenoble qui perd des points et des places sur la scène nationale.
Quelques exemples, l’Etat c’est : - le plan de relance économique pour 26 milliards d’euros - le RSA Plus localement, c’est : - 31 millions d’euros dont 10 millions au titre de « Dynamique Espoir Banlieues » pour l’extension de la ligne B et l’ouverture de la ligne E du tram - 21 millions d’euros supplémentaires pour l’Isère au titre de la rénovation urbaine conclut vendredi dernier. Nous vous épargnerons la liste qui serait trop longue…
Pour conclure, nous constatons que les sommes qui bénéficient à Grenoble n’apparaissent pas en totalité dans votre rapport. En réalité, vous avez listé les moins en omettant les plus, c’est dire l’objectivité de votre travail ! Votre rapport est fondé sur l’idée selon laquelle parce qu’on a obtenu une certaine somme une année, elle doit forcément être reconduite l’année suivante ; c’est dire à quel point vous êtes conservateurs alors que la politique du gouvernement est de s’adapter à l’évolution de la société et de ses besoins. L’Etat ne peut pas subventionner les nouveaux besoins de la société et continuer à subventionner dans les mêmes proportions les anciens ; je pense notamment à l’augmentation des personnes âgées dépendantes, nouveau besoin de notre société. Quant au montant de pertes de 5 millions d’euros que vous annoncez pour la ville de Grenoble, il est largement couvert par l’anticipation du versement du Fond de Compensation de la TVA de l’Etat qui est précisément de 5 millions d’euros pour la ville.
Alors, au lieu de pointer du doigt l’Etat dont le Président de la République a su apporter des réponses à la hauteur de la crise et de son urgence, conservez votre énergie et votre temps à l’amélioration de la qualité de vie des grenoblois afin de les aider à traverser au mieux cette période difficile.
Je vous remercie."
