Délibération : renouvellement urbain des quartiers Flaubert et Clos d’Or

Je ne reviendrai pas sur le bilan intermédiaire et la poursuite de la concertation du renouvellement urbain de Flaubert Clos d’Or. Associer les habitants, les acteurs économiques et les institutions présentes sur Flaubert Clos d’Or est indispensable si nous ne voulons pas nous tromper sur l’orientation urbanistique de ces quartiers. Je reviendrai, par contre, sur les orientations d’aménagement et plus particulièrement sur les futurs logements et activités économiques.

Nous avons tous pris conscience que Grenoble n’a presque plus de réserves foncières et qu’il faut optimiser leur utilisation ; et parallèlement, nous manquons de logements, le commerce et l’activité économique allant de pair.

Pour répondre à ces deux constats, ma vision sur l’aménagement de la ville est différente de celle appliquée sur le quartier Vigny Musset et du futur quartier de Bonne et donc de votre majorité.

Pour prévenir ce qu’il pourrait se faire sur Flaubert Clos d’Or et au risque de déplaire à certains, il faut faire des immeubles plus hauts, il faut monter dans les étages. Mais tout ceci, en ayant pris soin de bien les insérer dans le tissu urbain et en tenant compte des spécificités du site. Ces futures constructions doivent être de qualité architecturale, bien orientées dans l’espace et respectant l’environnement (norme HQE et économies énergétiques).
Les immeubles plus hauts présentent beaucoup d’avantages :
- une vue intéressante sur les montagnes
- des logements lumineux
- plus d’espaces verts car moins d’emprise au sol
- des coûts de construction que l’on pourrait réduire car au prix du mètre carré, il est rentable de construire plus haut ; ( en 10 ans, le prix moyen d’une maison a presque triplé).
- et d’allier aux logements des commerces et des services.

Pour conclure, je pense que le cours de l’histoire urbanistique va vers le haut car c’est la seule façon de répondre au besoin de densité. Les grandes métropoles dans le monde ont adopté cette notion « d’habiter le ciel » et Paris y réfléchit. A Grenoble, sans parler bien évidement de gratte ciel, nous pourrions concevoir des immeubles beaucoup plus hauts et de bonne qualité architecturale qui répondraient concrètement aux besoins de la population tout en respectant l’habitat existant.