Faisons-nous le maximum pour notre jeunesse ? Je ne pense pas. A Grenoble, 50% des demandes en crèches ne sont pas satisfaites. Les familles doivent donc trouver une solution, parfois coûteuse, parfois professionnelle en interrompant un contrat de travail ou mettant à contribution grands parents ou famille proche.

Les pouvoirs publics, au travers des collectivités locales, ont pris beaucoup de retard et n’ont pas su s’adapter à l’évolution de notre société. Si bien que certaines grandes entreprises se sont substituées aux communes en créant leurs propres crèches à l’intérieur de leur entité et je rappellerai à cette occasion que certaines logent déjà leurs salariés. Ce retard pris est difficilement rattrapable. Aussi, les collectivités locales ne pouvant assumer seules ce manque, devraient favoriser l’accès des petites sociétés aux crèches d’entreprises en participant financièrement. Avec des fonds publics et privés, on peut solutionner un problème qui touche nombre de familles françaises.

Quant à la tranche d’âge supérieure, elle ne peut pas être satisfaite. Dans les quartiers les plus difficiles de la ville, l’oisiveté des jeunes est bien présente avec un taux de 26% de chômage. Les contrats aidés, la formation, la création de véritables liens avec les entreprises... doivent être mis en place efficacement.

Et n’oublions pas que l’Education est l’affaire de tous
Nathalie BERANGER,
Conseillère municipale UMP de Grenoble.