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DL – La droite tape (déjà) fort sur la gestion municipale
Retrouvez l’article paru dans le Dauphiné-libéré du 19 décembre 2011.
L’opposition de droite, emmenée par Matthieu Chamussy et Olivier Roux, est bien remontée avant le vote du budget grenoblois. Et a l’intention de faire entendre sa voix. Voici quelques-uns des arguments qu’elle compte développer ce soir.
1 – Sur la question de la dette de la Ville
Matthieu Chamussy : « La situation financière de la Ville est inquiétante et nous ne sommes pas les seuls à le dire. La Chambre régionale des comptes, les médias, le ministère ont tous déployé des analyses nous classant parmi les villes les plus endettées de France. À chaque fois on est sur le podium! On nous dit que la dette diminue, mais pour 2012 l’intérêt de la dette augmente de 7 %, soit 660 000 euros. Une somme que la majorité classe sous le titre de frais financiers. Et après cette hausse, la majorité vient nous dire qu’elle n’a pas d’emprunt toxique?»
Matthieu Chamussy poursuit : « Oui on est inquiets, car chacun sait que l’adjoint aux Finances aurait aimé se débarrasser de cette charge. Que plusieurs autres élus, et non des moindres, se sont vus proposer cette mission. Et qu’ils ont refusé. C’est bien que la charge est trop encombrante.»
Nathalie Béranger rajoute : « La charge des Finances de la Ville est devenue un mistigri. Derrière leur apparente certitude, les élus de la majorité cachent une fébrilité.»
2 : Sur les dotations de l’État
Olivier Roux : « Marre d’entendre les perpétuelles accusations sur le désinvestissement de l’État. Et l’AnRU alors, et la politique des quartiers et le CCASS via la Caf ? Et les aides accordées aux grands projets comme Giant ? La Ville de Grenoble est l’une des communes qui reçoit le plus de subventions de l’État. Sans compter toutes les dotations qui sont attribuées à la Métro et dont bénéficie Grenoble. »
Matthieu Chamussy enchaîne : « En revanche, on entend peu de critiques sur le désengagement du conseil général, dirigé par la gauche. Or le manque à gagner pour la Ville est considérable. Juste un exemple : « Sur la piscine Chorier-Berriat, le Département devait aider au financement de sa réhabilitation à hauteur de 875 000 euros. Et aujourd’hui, on apprend qu’il n’y aura plus aucune subvention. Résultat : le coût du projet a augmenté de 40 % pour la Ville à cause du désengagement du conseil général.»
3 – Sur la mobilité
Nathalie Béranger : « La Ville veut imposer sa vision de la mobilité aux Grenoblois, sans les accompagner. Si on étudie bien le projet Presqu’île, on s’aperçoit que tout est fait pour imposer un dispositif bannissant d’un coup les voitures. Comme pour l’habitat, la majorité veut tester des dispositifs innovants, sans étapes, et sans être certaine qu’ils pourront fonctionner tout de suite. Mais les Grenoblois ne sont pas des rats de laboratoire ! »
Matthieu Chamussy : « En parlant de mobilité, ce budget 2012, c’est aussi plus de bouchons, plus de béton. On ne rejette pas la nature des travaux, mais leur phasage. Partout dans l’agglomération, les travaux commencent en même temps. Les bouchons, c’est le sujet majeur des discussions des Grenoblois pour 2012! »
4 – Et les propositions de la droite, alors ?
Olivier Roux : « Contrairement à ce que la gauche veut faire croire, nous avons des propositions. Il est notamment possible d’économiser 9 à 10 millions d’euros sur les incroyables dépenses de fonctionnement. »

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